Certains petits canaux des endoscopes, comme les canaux amenant l’air/l’eau et les canaux auxiliaires, ont des diamètres très fins. En raison du design des endoscopes, ces canaux inaccessibles pour les brosses et ils ne peuvent être nettoyés que par rinçage manuel2.
Le biofilm se forme rapidement dans ces canaux étroits et n’est pas éliminé par le nettoyage manuel de routine5,6.
Plusieurs études ont démontré qu’une seule souche bactérienne peut être transmise aux patients par le biais d’un même même endoscope et cela, pendant une période de plusieurs mois :
- 27 patients ont été colonisés par la bactérie Klebsiella pneumonia multirésistante, dont dix ont développé une infection active. L’éclosion a été associée à deux endoscopes présentant une contamination persistante à K. pneumoniae sur une période de huit mois9.
- Un endoscope a infecté plusieurs patients à partir d’une même souche de Pseudonomas aeruginosa. Le biofilm était présent dans les canaux intacts et n’a pas pu être éliminé malgré la DHN à répétition10.
Ces rapports montrent que les endoscopes peuvent se transformer en réservoirs d’agents pathogènes, malgré les nettoyages et les retraitements à répétition.
Compte tenu de ces données probantes, il est probable que la formation de biofilms protecteurs permette aux agents pathogènes de persister dans les endoscopes au fil du temps.
Le nettoyage manuel peut causer de l’inconfort, de la douleur et des blessures pour le personnel
Pour le personnel affecté au retraitement des endoscopes, le fait de s’appuyer sur les lavabos, de frotter les endoscopes et de se tenir debout pendant des heures entraîne de l’inconfort et de la douleur1.
